Vous n'avez pas d'alertes.
    Header Background Image

    Gichul resta silencieux, ne sachant pas trop comment réagir. Ou plutôt, il ne savait pas quoi lui répondre.

    « Regardez-moi ce petit con qui mange avec tant de délicatesse… Et en plus, il se donne des petits airs de gars mignon ! Qu’est-ce qu’il fout là-bas ? Il fait ça pour se donner un genre ? Pour avoir l’air fauché ? »

    « Il pourrait au moins manger plus, putain. C’est quoi, ça ? De la bouffe pour moineaux ? »

    Le doute se peignit peu à peu sur le visage de Gichul. À force de l’écouter, il commençait à se poser des questions. Était-ce vraiment une critique ? Le ton de Taehwa était accusateur, oui… Mais on aurait presque dit qu’il se faisait du souci.

    Boum !

    Taehwa frappa même le siège de la voiture. Il semblait sincèrement irrité que Chunghyun se contente d’un simple kimbap triangulaire et de ramen alors qu’il effectuait un travail physique — un repas bien trop léger pour quelqu’un qui se tuait à la tâche. Ça, au moins, c’était évident.

    Toujours aussi indiscret, Gichul tenta d’apaiser son patron.

    « Patron, vous savez, ça cale bien les kimbaps. Il y a de la viande l’intérieur, c’est pas si léger que ça, franchement…  »

    « Gichul. »

    « Oui, patron.

    « Ferme-là. »

    Gichul se tut aussitôt.

    À cet instant, Chunghyun, qui mâchait son kimbap le regard dans le vide, tourna brusquement les yeux vers leur voiture. Au même moment, Taehwa détourna la tête à toute vitesse et plaqua sa main sur son front pour dissimuler son visage. Il ne pouvait pas paraître plus embarrassé.

    C’est quoi ce délire…  ?

    Gichul n’en revenait pas. Jamais il n’avait vu son patron dans un tel état.

    Taehwa vivait comme si rien ne pouvait l’atteindre. C’était le genre d’homme qui n’avait rien à perdre et même si le monde venait à s’effondrer autour de lui, il n’en aurait eu strictement rien à foutre. Il suivait tout simplement ses propres règles. Il avait même l’audace de se lancer dans le business avec des gangsters, à qui il vendait de la violence. Se cacher ? Fuir ? C’était impensable pour un homme comme lui. Au contraire, il est du genre à écraser tout obstacle sur son passage.

    Gichul connaissait trop bien cette facette de sa personnalité, et c’est justement pour cela que le voir en train d’essayer de se cacher le choquait autant.

    Chunghyun continua de regarder dans leur direction, sans qu’il soit clair s’il avait remarqué quelque chose ou s’il s’ennuyait simplement et observait juste la voiture de luxe. Trois longues minutes passèrent avant qu’il ne reporte enfin son attention sur son repas. Il retira le couvercle et remua ses ramen d’un geste absent avec ses baguettes en bois. Gichul en profita pour rapporter ce qu’il voyait à voix basse.

    « Hyungnim, c’est bon, il ne regarde plus par ici. »

    À ces mots, Taehwa laissa retomber sa main et lâcha un bref soupir. Il se redressa brusquement, les sourcils froncés, comme s’il venait de réaliser qu’il venait de montrer une facette de lui qu’il aurait préféré garder secrète.

    Gichul le fixa, les yeux remplis de questions.

    En réponse, Taehwa aboya un « Quoi ? ».

    Il avait l’air prêt à lui arracher la langue au moindre mot de travers. Gichul ravala sa question et détourna les yeux d’un air détaché.

    Taehwa croisa les bras et reporta son regard sur Chunghyun. Son visage restait teinté d’agacement, mais Gichul y percevait aussi une excitation subtile, presque imperceptible.

    De l’excitation ? Serait-il…  ?

    Gichul avait toujours eu le don pour lire entre les lignes, et il commençait à comprendre pourquoi son patron se comportait de façon si étrange.

    Bzzz.

    Son téléphone vibra, ce qui coupa court ses pensées. Il jeta un œil à l’écran. C’était Daepyung — le manager adjoint Kim de l’entreprise.

    « Ouais, Kim. C’est moi. »

    — Excuse-moi. J’ai quelque chose à rapporter au patron, mais il ne répond pas à son téléphone. Il est avec toi ?

    « Euh… Oui, il est là. »

    — Il est occupé ?

    « Occupé ? Eh bien…  » marmonna vaguement Gichul, tout en jetant un regard par-dessus son épaule vers Taehwa. Et effectivement Il avait l’air très occupé. Occupé à dévorer quelqu’un du regard.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? Un problème au bureau ? »

    — Un visiteur venu de Séoul. Il dit qu’il a été envoyé par le directeur Park, de l’agence de détectives privés.

    « Ah. C’est urgent, alors ? »

    — Peut-être bien. Apparemment, le patron lui-même avait dit que c’était urgent. »

    « D’accord. Je lui transmettrai le message. »

    Gichul raccrocha et relaya aussitôt le message.

    « Hyungnim, il y a quelqu’un de l’agence de Séoul au bureau. C’est Park qui l’envoie. »

    L’expression de Taehwa se durcit instantanément. Malgré cela, il continua d’observer Chunghyun en silence encore un moment. Ce n’est que lorsque Chunghyun eut fini d’avaler son déjeuner et qu’il eut débarrassé la table que Taehwa donna son ordre à Gichul :

    « Retournons au bureau. »


    « Donc, il s’est fait escroquer. », conclut Taehwa après avoir parcouru le rapport de l’agence de détectives.

    Le sujet du dossier n’était autre que Chunghyun. Les trois pages retraçaient comment cet homme, qui vivait autrefois à l’abri du besoin, avait sombré au point de devoir emprunter de l’argent à un prêteur sur gages.

    « Oui, c’est ce que nous soupçonnons aussi », confirma l’employé de l’agence qui avait rédigé le rapport.

    À ses côtés, Gichul ne put s’empêcher de commenter : « Aigo*… Il s’est fait avoir comme un bleu. »

    Le point la plus crucial du rapport portait sur une escroquerie immobilière vieille de cinq ans, liée à un projet de complexe touristique.

    Le PDG de Hwarang Construction, un certain Kim Bumseok, avait racheté pour une bouchée de pain un terrain à Sokcho, dans la province du Gangwon, et avait annoncé vouloir y construire un immense complexe hôtelier. Sa campagne promotionnelle avait attiré de nombreux investisseurs. Mais il s’était avéré que le terrain en question n’était même pas enregistré, et que la société n’était qu’une coquille vide. En clair, il s’agissait d’une arnaque de grande envergure. Le bilan était lourd : une vingtaine de victimes pour un préjudice total avoisinant les cinq milliards de wons. Parmi elles figurait le père de Chunghyun, Moon Joonghwan.

    Moon Joonghwan avait investi la somme colossale d’un milliard et demi de wons* : sept cents millions issus de ses propres fonds, et huit cents millions empruntés à une société de crédit.

    « Vous vous rappelez de leur pub, patron ? »

    « L’argent ne fait pas de différence, Open Money non plus ! Employé, mère au foyer ou étudiant… Vous êtes tous à dix minutes du feu vert ! Frappez à notre porte, Open Money a la solution ! »

    Gichul gloussa en imitant la voix mielleuse de la célèbre publicité. Quatre ans plus tôt, ce spot n’avait cessé de passer en boucle ; à l’époque, il était impossible d’allumer la télévision sans tomber dessus. D’ailleurs, la campagne avait fait sensation : fait rare pour une société de prêt, la publicité mettait en scène une icône nationale, perçue par beaucoup comme une figure paternelle. Ces vingt-deux secondes s’étaient gravées dans la mémoire collective.

    Aujourd’hui, les pubs de prêteurs sur gages pullulaient au point qu’on disait : « La télé câblée, c’est le panneau publicitaire des usuriers. » Mais à l’époque, celle d’Open Money avait marqué un tournant. Les prêteurs, qui se contentaient jusque-là de petites annonces discrètes dans les journaux, sortaient enfin de l’ombre pour s’afficher en plein jour.

    Malgré de vives critiques qui dénonçaient une tentative de masquer la violence de l’usure derrière un visage rassurant d’une célébrité, la campagne avait porté ses fruits. Elle avait réussi à édulcorer l’image intimidante que renvoyaient habituellement les usuriers. Dans les faits, le chiffre d’affaires d’Open Money avait littéralement explosé après sa diffusion.

    « Qui finançait réellement tout ça ? » demanda Taehwa.

    L’employé reprit : « À l’époque, le PDG s’appelait Shim Jeonghwan. Il avait longtemps travaillé pour Kim Kyungjoon, chez Sunjin. En réalité, Open Money ne servait que d’intermédiaire. Les fonds, eux, venaient d’une société appelée Kangho Capital. Or, c’est une filiale de Sunjin, gérée par Kim Kyungjoon. Le directeur Park est convaincu que c’est ce dernier qui a fourni les fonds. »

    « Kim Kyungjoon ? »

    Les yeux de Taehwa s’illuminèrent. Sunjin. Kim Kyungjoon. Des noms qu’il connaissait bien : il avait travaillé pour eux à l’époque où il louait encore ses poings comme homme de main.

    En façade, Sunjin ressemblait à n’importe quelle entreprise ordinaire. Mais sa véritable nature tenait en deux mots : organisation criminelle.

    Avec ses innombrables sous-groupes et plus d’une douzaine de filiales, cette structure était si colossale qu’elle rivalisait avec des entreprises de taille moyenne. Si beaucoup de gangs se donnaient des airs d’hommes d’affaires, un empire d’une telle envergure était du jamais-vu.

    Contrairement aux gangs traditionnels, dont les principales sources de revenus étaient la violence, l’extorsion, le proxénétisme ou les salles de jeux* clandestines, Sunjin s’était diversifié et avait infiltré le secteur de la construction — rénovation urbaine, reconstruction, développement de complexes touristiques. Le groupe gérait parallèlement l’usure, les cercles de jeux, les arnaques pyramidales et même le rachat de sociétés cotées en bourse. La qualifier d’entreprise de taille moyenne serait presque une insulte : elle figurait parmi les 0,12 % des plus grandes entreprises coréennes. Le fait que même la police n’osait pas s’attaquer à elle suffisait à démontrer la puissance de l’organisation. C’était un loup déguisé en agneau.

    Kim Kyungjoon, le directeur exécutif, était un poids lourd du milieu. Classé quatrième dans la hiérarchie de l’organisation, il était connu de tous ; il n’y avait pas un petit truand, même de bas étage, qui n’ait entendu son nom au moins une fois.

    « Putain, qui l’aurait cru ? » Gichul, qui avait autrefois travaillé comme homme de main aux côtéq sz Taehwa, fut lui aussi surpris d’entendre ce nom familier. « Vous dites que ce type est dans le coup ? Ça ne sent pas bon… Peu importe par quel bout on le prend, toute cette histoire pue la mort. »

    Même Taehwa dut l’admettre. Monter et mener une arnaque d’une telle envergure n’était pas à la portée de n’importe qui. Le PDG de la boîte de construction n’avait été que l’acteur principal d’une pièce bien huilée. Derrière le rideau, il y avait forcément des producteurs et des planificateurs tapis dans l’ombre.

    « Le promoteur de la station balnéaire est aussi Kim Kyungjoon ? »

    « Il n’y a pas de preuve formelle pour l’instant, mais tout porte à y croire. Nous avons interrogé un ancien employé de Hwarang Construction ; il a affirmé que Kim Bumseok traînait régulièrement avec un gangster. »

    À ces mots, Gichul claqua bruyamment des doigts.

    « Kim Kyungjoon doit être celui qui tire les ficelles, non ? Tout s’emboîte parfaitement. »

    C’était exactement comme Gichul le disait : une arnaque si bien montée qu’elle s’ajustait comme un gant. Les méthodes correspondaient trait pour trait à la manière dont les gangs levaient habituellement des fonds. Moon Joonghwan était manifestement tombé dans une escroquerie de bas étage.

    Taehwa se remémora sa rencontre avec l’homme. C’était il y a dix ans. Il ne se rappelait plus très bien son visage, mais il n’oublierait jamais ses yeux emplis de mépris et de dédain à son égard, qui le fixaient de derrière d’épaisses lunettes. Ce jour-là, l’homme l’avait regardé comme s’il n’était qu’un insecte répugnant, une vermine qui se nourrissait uniquement de déchets, et non un être humain.

    « Et il est où maintenant ce con de Moon Joonghwan ? »

    « On a la trace d’une dette qu’il a contractée dans un tripot de Yangpyeong il y a deux ans, mais à part ça, c’est le néant. Il s’est tout simplement volatilisé. »

    « Donc, monsieur s’était mis au jeu aussi ? »

    « Exactement. »

    « Merde, cet abruti était vraiment foutu. »

    Quelle fin pitoyable pour un intellectuel prétentieux qui semblait avoir le monde entre ses mains. La lèvre supérieure de Taehwa se retroussa avec mépris.

    « Mais le plus étrange…  » reprit l’employé. « C’est qu’il avait déjà vendu tous ses biens immobiliers et avait presque épongé toutes ses dettes. De plus, il n’avait aucun antécédent de jeu avant ça. J’ai donc trouvé ça bizarre, alors j’ai creusé davantage…  »

    « Sunjin possède aussi le Yangpyeong House ? »

    « Pour être plus précis, le Yangpyeong House est la propriété personnelle de Kim Kyungjoon. C’est l’une de ses façades de pour blanchir de l’argent. »

    « Donc vous voulez dire que ces parties de jeu faisaient aussi partie de l’arnaque ? »

    « Oui, c’est ce que nous avons conclu. »

    « Qu’y avait-il réellement entre Kim Kyungjoon et Moon Joonghwan ? »

    « Nous nous sommes posé la question aussi, mais nous n’avons rien trouvé de particulier. En revanche, nous avons découvert que Moon Joonghwan préparait sa candidature à l’Assemblée nationale* lorsqu’il a investi dans la station balnéaire. Il avait un avocat qui avait autrefois été son conseiller : Choi Jinchul. D’après les rumeurs, c’est lui qui aurait fait acquitter Kim Kyungjoon pour le viol d’une mineure. Et la plupart des autres victimes de l’arnaque semblent également avoir eu des liens personnels avec Choi Jinchul. »

    Gichul, qui était resté silencieux jusque-là, intervint avec assurance : « Donc cet avocat jouait les entremetteurs. Il le lui a servi sur un plateau pour qu’il puisse le saigner à blanc. »

    Taehwa fronça les sourcils devant la justesse de l’analyse de Gichul.

    Moon Joonghwan, loin d’être un idiot, était brillant médecin qui avait autrefois occupé le poste de directeur d’hôpital. Au départ, il était tout bonnement inconcevable qu’un homme de son envergure puisse tomber aussi bas à cause d’une arnaque aussi médiocre, mais tout prenait sens désormais. Quelqu’un de tout aussi tordu que lui l’avait pris pour cible, en avait fait sa proie et avait orchestré toute ce plan tordu. Les gens très instruits sont souvent d’excellents manipulateurs — encore plus lorsqu’il s’agit d’un avocat qui gagne sa vie par son éloquence. Il n’y avait finalement rien d’étonnant à ce que Moon Joonghwan ait, lui aussi, été exploité.

    Les doigts pressés contre ses tempes, Taehwa tenta de calmer la migraine lancinante qui l’avait pris tandis/alors qu’il parcourait rapidement les dernières pages du rapport. Celles-ci résumaient brièvement les informations personnelles et la situation financière de Chunghyun.


    Dossier n° 2009 – Chunghyun

    ÉTAT CIVIL ET COORDONNÉES

    Nom : Moon Chunghyun
    Adresse enregistrée : 3-18, Ganghwa-dong, Séoul
    Adresse résidentielle : Happy Mansion B1, 120 Seokhwa-dong, ville de Changju

    SITUATION FAMILIALE

    Père : Moon Joonghwan (localisation inconnue)
    Mère : Lee Kyunghee (décédée en 2006)

    PARCOURS ACADÉMIQUE

    2002 – Diplômé précoce de Université nationale des arts de Corée (Licence)
    2003 – Admission à l’Académie nationale de musique de Berlin
    2005 – Interruption des études à l’Académie
    2006 – Retrait définitif (volentaire)

    OBSERVATIONS ET DOSSIER MILITAIRE

    Bénéficiaire d’une exemption du service militaire pour avoir remporté la première place à un concours international de piano. Malgré cela, l’individu s’est engagé volontairement dans l’armée en 2006 et a servi au centre d’entraînement de Nonsan (supposément pour éviter des dettes).

    SOLDE DES DETTES (au 10 mars 2009)

    Intérêts contractuels inclus

    1. Kangho Capital Co., Ltd : 368,3 millions de wons – environ 220 000 à 221 000 euros
    2. Banque de Shinhwa : 51,2 millions de wons – environ 30 000 euros
    3. Banque de Séoul : 32,8 millions de wons – environ 19 000 euros
    4. Prêt privé (Kim Sumi – Entrepreneuse)  : 41 millions de wons – environ 24 000 euros


    Les informations données étaient brèves, mais ce qui attira l’attention de Taehwa fut la dernière mention concernant son parcours : « Retrait définitif (volontaire). » Ces trois mots le dérangeaient. Ils lui rappelaient la cicatrice qu’il avait remarquée sur le dos de la main de Chunghyun.

    Cette main, pure et gracieuse, tout comme son visage, créait autrefois des belles mélodies. À présent, elle était marquée par une large cicatrice. Et au lieu d’effleurer les touches d’un piano, elle portait désormais de lourds matériaux de construction. Le pianiste prodige, lauréat de concours internationaux, qui avait été élever avec soin par des parents élite, n’existait plus — broyé par ses dettes. Il se contentait désormais de remplir avec peine son estomac vide dans des supérettes.

    Telle était la réalité de Chunghyun.

    C’était la réalité de Chunghyun. Et cette réalité ne plaisait pas du tout à Taehwa.

    « Devons-nous poursuivre l’enquête ? » demanda l’employé de l’agence, en essayant de déchiffrer son expression.

    Taehwa hésita. Devait-il s’enfoncer encore un peu plus dans le bourbier qu’était devenue la vie de Chunghyun, ou s’arrêter là ?

    Le rapport était bâclé. Compte tenu du fait qu’ils avaient eu une semaine pour mener leur enquête, l’informations recueillies etaient insuffisantes. Il voulait en savoir plus. Pourtant, après un moment de réflexion, il secoua la tête.

    « Ce ne sera pas nécessaire. »

    Même en creusant davantage, il était évident que seules des histoires plus sombres encore émergeraient.

    C’était d’un cliché affligeant. Abandonner ses études, s’épuiser à la tâche et courir partout pour éponger les dettes de ce connard de père, au prix de son sang, de sa sueur et de ses larmes. Le gamin ne reculait même pas devant les travaux pénibles comme ceux aujourd’hui… C’était sans doute ainsi qu’il s’était fait cette cicatrice au dos de la main.

    Maintenant qu’il connaissait l’ampleur de la chute de Chunghyun et la dure réalité à laquelle il faisait face, Taehwa avait une idée précise de ce qu’il adviendrait de l’argent qu’il lui avait prêté. Pour le moment, cela lui suffisait ; il pourrait toujours fouiller son passé si le besoin s’en faisait sentir.

    Soudain pris d’un immense lassitude, de tout, Taehwa s’enfonça dans le canapé et fit un geste vague de la main.

    « Vous pouvez partir. Et dites à Park qu’il a fait du bon travail. »

    L’employé de l’agence et Gichul échangèrent brièvement un regard avant de se lever en même temps pour quitter la pièce.


    ・.ʚ Voilà la fin du chapitre 04 ɞ .・

    Rejoignez-nous et soutenez la team sur

    0 Commentaire

    Laisser un commentaire

    Abonnement au courrier électronique
    Note