08. Sous les draps
by Ruyi ♡Riftan passa un bras autour de sa taille et poussa un long soupir.
« Je ne sais pas quelles absurdités tu as entendues, mais j’ai refusé cette proposition il y a bien longtemps. »
« V-Vous l’avez r-refusée ? » Maxi ouvrit de grands yeux, incrédule.
« Bien sûr que je l’ai refusée ! Pourquoi aurais-je accepté une proposition aussi insensée ? »
Insensée ? Pourquoi considérait-il comme de la folie d’offrir la main d’une princesse à un héros qui avait sauvé le monde ?
« J’ai cru que le roi avait perdu la tête ! Comment pouvait-il faire une telle proposition à un homme marié ? ! »
« M-Mais… »
« Mais quoi ? Nous avons prononcé un vœu sacré devant Dieu. Je châtrerai* de mes propres mains le salaud qui osera briser les saints liens du mariage. Me pensiez-vous assez infâme pour être infidèle ? »
(N/T : Le verbe « châtrer » signifie littéralement « castrer », c’est-à-dire retirer les organes reproducteurs d’un mâle. Vu le contexte historique et le ton solennel de la scène, j’ai estimé que ce terme convenait mieux ici.)
Maxi lui lança un regard incrédule. Était-il sincère ? Elle savait que les chevaliers accordaient une grande importance à l’honneur et à la loyauté, mais Riftan semblait vouer une dévotion presque religieuse à ses idéaux. Il était peut-être chevaleresque à l’excès. Mais comment pouvait-il choisir un mariage forcé plutôt qu’une occasion d’épouser une princesse ? Gloire, titres de noblesse et une dot inimaginablement vaste auraient pu lui revenir. De plus, son enfant aurait eu droit de succession au trône royal.
Il avait rejeté tout cela comme une folie, pour une épouse qu’il n’avait jamais souhaitée.
C’est peut-être lui, le fou.
Mais Maxi comprit enfin que Riftan prenait leur mariage extrêmement au sérieux. Il l’emmenait avec lui, non par calcul ou intérêt, mais simplement parce qu’elle était son épouse. Exactement comme il le lui avait dit.
Elle en fut profondément surprise.
« M-Mais… »
Avait-il vraiment aucun regret ? Peut-être ne mesurait-il pas ce qu’il avait refusé. Oubliant sa situation actuelle qui l’obligeait à s’accrocher à lui, elle laissa échapper une autre question :
« Êtes-vous v-vraiment d’accord avec ça ? La p-princesse A-Agnes est très b-belle… »
« As-tu déjà rencontré Agnes ? »
Elle tressaillit. Riftan prétendait avoir refusé la princesse, mais ils semblaient assez proches pour qu’il l’appelle par son prénom.
« N-Non, pas e-en personne… »
« Alors comment peux-tu savoir qu’elle est belle ? Je ne supporte pas les femmes qui gambadent comme des étalons sauvages. »
Choquée par la franchise avec laquelle il parlait de la famille royale, Maxi resta bouche bée. Du pouce, il essuya les dernières traces de ses larmes.
« Oublie cette rumeur ridicule. La vie au palais m’étouffe, et je n’ai aucune intention de passer mes jours dans l’ombre d’une princesse hautaine. »
« M-Mais… »
« Assez avec ces « mais » ! As-tu mentionné cette rumeur pour fuir ce mariage que tu détestes tant ? » Une lueur menaçante passa dans ses yeux. Il ne se détendit que lorsque Maxi secoua vigoureusement la tête. « Bien. Ne dis plus jamais de telles sottises. Je ne serai pas aussi patient la prochaine fois. »
Maxi faillit lever les yeux au ciel.
Patient ? Il n’arrête pas de me crier dessus ! Si ça, c’était de la patience…
Riftan posa alors ses mains sur le creux de ses reins, interrompant net le fil de ses pensées. Elle se figea quand ses mains glissèrent lentement sous la couverture.
« A-Attendez… ! » Maxi donna un coup de pied, paniquée. Elle ne portait qu’une fine tunique.
Impassible, Riftan passa une main sous ses fesses et la souleva légèrement pour retirer la couverture, qu’il jeta au sol.
Maxi tira frénétiquement la tunique sur ses jambes, mais Riftan se contenta d’en relever le bas et passa une main dessous, caressant ses seins hauts et fermes. Elle poussa un cri instinctif, surprise par la chaleur rugueuse de ses mains sur sa peau sensible.
« A-A-Attendez… »
Riftan, qui enfouissait son nez dans la courbe de son cou, releva la tête. Il avait l’air agacé.
« Est-ce ton mot préféré ? Ou as-tu oublié le nom de ton propre mari ? »
Il arborait toujours cet air contrarié, et Maxi cligna des yeux comme une chouette confuse. Comme pour la réprimander, Riftan écrasa ses lèvres contre les siennes avec rudesse. Ses lèvres étaient étonnamment douces et chaudes, et Maxi s’étonna un instant que ce soient les mêmes lèvres qui lui avaient lancé des paroles si froides et dures.
« Ne sois pas si surprise, » dit Riftan. « Nous ne nous sommes pas mariés dans des circonstances ordinaires, tu l’as dit toi-même. Mais nous ne pouvons plus rien y changer. Tu dois apprendre à m’accepter. »
Il lui peigna les cheveux avec ses doigts fermes et rassurants, un geste de tendresse qui la surprit. Ses lèvres glissèrent sur ses joues, ses tempes, ses oreilles, son souffle chaud chatouillant sa peau. Quand ses cuisses musclées frémirent sous elle, Maxi agrippa instinctivement ses vêtements et ferma les yeux. Elle comprenait ce que cela signifiait — elle l’avait déjà vécu — et elle se souvenait de la douleur. Son corps se tendit, et Riftan soupira.
« Essaye de te détendre. Ce sera douloureux si tu es aussi crispée. »
« M-Mais… »
« Ce n’est pas notre première fois. » Riftan cessa de mordiller doucement la chair de sa gorge. Sa voix devint hésitante.
« Veux-tu que j’arrête ? »
Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun mot n’en sortit. Elle n’avait pas le cœur de refuser. Il avait renoncé à la princesse Agnes pour honorer ses vœux envers elle. Le rejeter maintenant serait injuste.
Après un long silence, elle secoua la tête.
Rassuré, Riftan l’embrassa aussitôt, sa langue s’enfonçant avidement dans sa bouche. Maxi posa une main sur son torse, qu’elle retira aussitôt, surprise par les battements rapides de son cœur.
Riftan couvrit son menton et sa mâchoire de baisers, avant de descendre le long de son cou jusqu’à sa clavicule. Son souffle chaud et l’humidité de sa langue faisaient frissonner sa peau.
« Lève les bras. »
Maxi obéit avec raideur. Ses paumes calleuses glissèrent de sa taille à ses aisselles, soulevant la tunique au passage. Elle croisa les bras pour dissimuler sa poitrine tandis que Riftan l’enlaçait par derrière et déposait un baiser sur son épaule.
« Je serai aussi doux que possible. »
La vision de Maxi se troubla. Elle sentait son regard dévorer la vue de sa nudité. Poitrine ronde, ventre plat. Cuisses pâles et cette zone sensible entre elles. Elle ferma les yeux, honteuse.
Mais cela ne fit qu’amplifier la sensation de ses doigts caressant ses tétons. Quand sa bouche quitta sa clavicule pour descendre sur sa poitrine avec une ardeur affamée, Maxi gémit tandis qu’il la suçait.
Ses lèvres frôlaient sa peau tandis que sa langue tournait autour de ses tétons durcis. Ses dents mordillaient sa chair, sans la blesser, mais provoquant une douce tension électrique de son cou jusqu’à ses oreilles.
« H-Hé… A-Attendez… »
« Riftan. » Il laissa échapper une succion puissante, comme pour la punir.
Maxi poussa un petit cri faible. Ne sachant que faire de ses mains, elle s’agrippa à ses vêtements. Riftan les détacha doucement et lui plaça les bras autour du cou. Elle frissonna au contact de sa peau chaude et de ses cheveux effleurant sa nuque.
« Dis mon nom… »
« Euh… »
« Dis-le. » Son ordre était ferme, mais doux.
« R-R… R-Riftan… » Elle murmura son nom d’une voix tremblante.
Ses épaules frémirent. Il grogna quelque chose d’inintelligible avant de l’assaillir d’une pluie de baisers fougueux. Ses bras puissants l’enserrèrent avec tant de force que Maxi crut qu’il allait la briser. Une passion nouvelle la submergea, et elle s’accrocha à son cou, haletante.
Ses lèvres toujours sur les siennes, Riftan rit doucement.
« Voilà. Accroche-toi à moi, autant que tu le veux. »
Pour la première fois, il lui sourit. Il l’inonda de baisers, une main sur l’arrière de sa tête, l’autre traçant de lents cercles autour de son nombril avant de descendre entre ses cuisses. Maxi les referma vivement, mais trop tard — sa main s’y était déjà glissée. Le mouvement lent de ses doigts fit éclore une chaleur lancinante au creux de son ventre, et Maxi sursauta.
« Tu es magnifique, » murmura Riftan en admirant la rougeur de ses joues. Son visage avait changé. Ses yeux perçants s’étaient adoucis, et les coins sévères de ses lèvres s’étaient courbés en un sourire presque enfantin.
Alors que sa bouche avide retrouvait la sienne, ses doigts la caressaient avec la délicatesse d’un ménestrel qui jouait de sa luth. Les joues de Maxi rougirent davantage en entendant les sons humides provenant de son propre corps.Des sensations étranges la submergeaient, la faisant trembler et crisper les orteils. Elle tenta instinctivement d’échapper à ses caresses, mais Riftan poursuivit avec plus d’insistance.
« Aaah… ! » cria Maxi lorsqu’un éclair de plaisir fulgurant jaillit de son bas-ventre jusqu’au sommet de sa tête. Elle s’accrocha à ses épaules, haletante. Son large torse vibrait de rires.
« Ça te fait du bien ? »
« N-Non… C-Ce n’est p-pas… »
Elle fut soudainement prise de peur. Le rouge de son visage s’était propagé jusqu’à sa poitrine, et les sons étranges qui sortaient de sa bouche ne lui semblaient même plus familiers.
Ses membres semblaient fondre, et elle enfouit son visage dans l’épaule de Riftan pour étouffer ses gémissements. L’attention implacable qu’il portait à cette partie si intime éveillait en elle une chaleur insupportable.
« A-Arrêtez… Ah ! » gémit Maxi, haletante, alors qu’elle avait l’impression que son ventre se dissolvait.
« Tout va bien… Laisse-toi aller, ressens… » répondit-il, ignorant ses suppliques tout en poursuivant ses caresses torturantes.
Que suis-je censée ressentir ?
Les lèvres de Maxi tremblèrent alors que la main de Riftan accélérait ses mouvements. Quelque chose au creux de son ventre bouillonna, puis explosa, envoyant des secousses dans tout son corps. Elle gémit, cherchant désespérément un soulagement, et il la serra plus fort contre lui.
Tremblante, impuissante, Maxi frotta son front contre le cou de Riftan. Son corps ondulait, ses jambes vacillaient. Le battement frénétique du cœur de l’homme résonnait contre sa peau. Tel un homme assoiffé, il aspirait l’air à grandes bouffées erratiques.
« C’est à cela que je pensais, alors que j’étais coincé dans cet enfer vivant… La sensation de ton corps, te sentir fondre dans mes bras… Je l’ai tant désirée. »
Il dévora ses lèvres, affamé, puis ramena ses doigts entre ses cuisses, là où la chair était la plus gonflée. Maxi gémit et secoua la tête, mais elle ne pouvait rien contre ce torrent de sensations accablantes.
La langue de Riftan traça un chemin humide autour de son oreille alors que ses doigts humides s’enfonçaient en elle. Il prenait possession de son corps, et ses muscles les plus délicats se contractaient à son contact. Riftan grogna d’une voix sourde à son oreille.
« Sais-tu à quel point tu es douce et chaude ici ? »
Ses doigts reculèrent légèrement, puis s’enfoncèrent profondément en elle. La friction provoqua une légère gêne, mais ce n’était pas aussi douloureux qu’elle s’en souvenait.
Me serais-je trompée sur cette première nuit ? Jamais elle n’avait ressenti une sensation aussi intense, aussi tendre, aussi chaude. Tandis que les doigts de Riftan s’enfonçaient davantage, son pouce continuait à jouer sur le petit point le plus sensible de sa chair. La nuque de Maxi frissonna.
Haletante, elle tenta de s’habituer à cette sensation nouvelle, envahissante. Elle se sentait différente, comme plongée dans un monde à part. Hier encore, elle considérait Riftan comme un homme effrayant, doutant de pouvoir un jour se sentir à l’aise avec lui. Et à présent, elle s’accrochait à son cou, le laissant la toucher de partout. C’était incroyablement irréel… Mais pas désagréable.
« Détends-toi un peu, » murmura Riftan.
« Ç-ça fait mal… »
« Il faut que tu te détendes, sinon ça te fera mal quand je te prendrai. »
Le choc de ses mots s’estompa rapidement. Tandis que ses doigts bougeaient lentement en elle, l’esprit de Maxi se vida. Ses jambes tremblaient. Elle haletait, à bout de souffle.
Riftan déposa des baisers sur son front, ses tempes, ses paupières, et souffla avec passion :
« Je vais te guider. Fais-moi confiance… Détends-toi. »
Maxi secoua la tête, incapable de suivre le fil de ses pensées. Il lui caressa tendrement ses cheveux, puis enfonça ses doigts plus profondément. Un gémissement discret franchit les lèvres de Maxi.
« J-j’y arrive pas… J-je ne sais pas comment… »
« Expire… Détends ton corps… Doucement… »
Elle expira, lentement, profondément, et peu à peu, son corps se relâcha. Il embrassa ses joues, comme pour la féliciter, et caressa le long de son dos.
« Essaye maintenant de contracter cet endroit. »
Riftan guida son geste, appuyant et frottant pour lui indiquer où presser. D’instinct, son corps réagit, se refermant autour de ses doigts. Il rit doucement.
« Tu me rends fou… Non, c’était un compliment. Détends-toi encore un peu plus… Voilà, comme ça. »
Lorsqu’elle relâcha son corps, ses longs doigts habiles la pénétrèrent à nouveau. Lorsqu’il commença à se retirer, elle se contracta, comme pour le retenir en elle. Depuis combien de temps Riftan grognait-il ? Il laissa échapper un son rauque, presque douloureux, puis murmura quelque chose d’inaudible.
Le corps de Maxi se mit à se contracter et se relâcher de lui-même, alors qu’une chaleur palpitante se répandait dans ses veines. Ses jambes s’agitaient, sa taille se tendait, et ses cuisses se mirent à trembler sans contrôle. Puis, une nouvelle explosion, profonde, au creux de son bassin. Elle enfouit son visage dans l’épaule de Riftan, attendant que cette vague déferlante se calme. Un filet d’humidité glissa le long de ses jambes.
« Chut… Tu as été parfaite, » murmura Riftan en la couchant doucement sur le lit. Encore emportée par l’extase de son orgasme, Maxi s’enfonça mollement dans les couvertures.
Riftan retira habilement ses vêtements par-dessus sa tête et monta sur le lit. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait son corps nu. Pourtant, la manière dont il brillait sensuellement dans l’obscurité fit battre son cœur plus vite, et elle réalisa une fois de plus à quel point il était magnifique.
« Accroche-toi à moi, » dit-il en se plaçant au-dessus d’elle.
Quelque chose de chaud et de dur se glissa entre ses cuisses. Elle entoura son cou de ses bras, et le poids brûlant du corps de Riftan sur elle était étrangement agréable.
Étrange. Était-ce vraiment la même chose que ce qu’ils avaient fait trois ans plus tôt ? La sensation de le sentir lentement s’enfoncer en elle était un peu inconfortable, mais pas aussi douloureuse qu’avant.
« Encore un peu… » murmura Riftan en lui caressant les cheveux. La lueur vacillante de la lampe toute proche projetait des ombres sur son visage. Une goutte de sueur glissa de son front jusqu’à sa joue, s’arrêtant à son menton. Maxi leva la main et effleura sa peau dorée. Le simple contact la fit frémir… Et lui aussi.
« Ah ! » gémit Riftan, touché par son geste.
Lorsqu’il s’abaissa davantage, Maxi se tortilla sous la pression soudaine, enserrant ses hanches avec ses jambes. Un gémissement étouffé s’échappa de Riftan.
« Ne serre pas trop fort… »
« J-Je suis désolée… »
Elle le regardait, les yeux humides. Ils étaient pressés l’un contre l’autre comme deux blocs d’argile, et chacun de ses mouvements rythmiques la pétrissait, la remodelait. Comment était-il possible de ressentir quelqu’un aussi profondément ? Souffles saccadés, cœurs affolés, corps enfiévrés… Unis ainsi, leurs silhouettes se confondaient.
« C’est si bon… » gémit Riftan en la serrant plus fort dans ses bras. La sueur qui perlait de sa peau brûlante tombait sur ses seins.
Maxi leva les yeux vers son visage tendu. Il retenait la plupart de ses gémissements, les sourcils froncés, les traits déformés par l’effort et une douleur contenue.
« V-Vous ressentez vraiment du p-plaisir… ? »
Riftan esquissa un sourire devant son regard plein de doute.
« Pourquoi, selon toi, serais-je allongé ici avec une femme qui a perdu connaissance plus tôt dans la journée ? »
Sur ces mots, il resserra sa prise sur ses hanches et bougea son bassin avec une urgence presque fébrile. Sa chair brûlante palpitait profondément en elle, provoquant des plaintes étouffées dans sa gorge. Chaque fois qu’il se retirait lentement puis revenait, le corps de Maxi suivait le rythme, instinctivement.
Riftan haletait, murmurant d’une voix rauque entre deux respirations :
« Je n’avais pas prévu de te prendre ainsi… Comme une bête. Je voulais te laisser te reposer… Mais ce sous-vêtement que tu portais… Ah ! »
Son abdomen ferme pressa contre le sien. Les ongles de Maxi laissèrent des traces sur son dos.
« J… J’ai essayé de me retenir, mais… »
Maxi n’entendait plus clairement ce qu’il disait. Ses mouvements devinrent si désordonnés qu’elle perdit totalement le rythme. Devait-elle se détendre, ou se contracter ? Incapable de suivre, son corps fut secoué de spasmes. Alors qu’elle pensait ne plus pouvoir le supporter, Riftan accéléra. Les jambes de Maxi se mirent à trembler.
« Maxi… » murmura Riftan en lui prenant le visage entre ses grandes mains. Elle plissa les yeux pour le regarder.
Pourquoi prononce-t-il mon nom comme ça ?
Le profond désir inscrit sur son visage la troubla. Il était si proche, terriblement proche, et pressa sa bouche avec avidité contre la sienne. Son corps, qui s’agitait tel un étalon, se tendit soudain. Il n’y avait plus rien à prendre, et pourtant, il semblait en vouloir davantage. Ce qui la remplissait enfla encore, puis d’un coup, déversa en elle quelque chose de chaud et humide.
« Ah… » gémit Maxi, haletante.
Elle enroula ses bras autour de son dos trempé de sueur alors que le souffle de Riftan se faisait brûlant entre eux. Il s’effondra sur elle, son cœur battant furieusement dans sa poitrine.
« Bon sang… Je ne voulais pas être brutal cette fois. »
Pendant qu’il reprenait son souffle, Maxi le regardait à travers ses paupières lourdes. Ses yeux sombres, encore embrasés de désir, brillaient à la lueur vacillante de la lampe. Toujours en elle, il déposa de doux baisers le long de ses épaules et de sa gorge.
« Est-ce que je t’ai fait mal ? » demanda-t-il.
Ça avait un peu brûlé entre ses jambes, mais Maxi secoua la tête. Il poussa un soupir de soulagement et embrassa doucement sa tempe. Ce geste intime fit gonfler son cœur d’une émotion inattendue. Elle s’était attendue à de la douleur, à ce vide amer et à la honte… Mais rien de tout cela ne s’était produit.
« Est-ce que je t’écrase ? Un instant. »
Riftan se redressa légèrement et se retira lentement d’elle. Quelque chose de visqueux s’échappa après lui, et Maxi, par réflexe, recroquevilla les jambes. Riftan l’en empêcha d’un geste ferme.
« R-Riftan… ! »
« Ne bouge pas. Tu dois être fatiguée. Laisse-moi te nettoyer. »
Riftan attrapa le bassin d’eau à portée et essora une serviette humide avant de la glisser entre ses jambes. Le tissu froid la fit tressaillir, mais il la nettoya avec une infinie douceur.
« Tu es sûre que ça ne te fait pas mal ? »
« N-non, ça ne fait pas mal. » La douleur était bien loin derrière sa gêne : elle était cramoisie jusqu’aux oreilles.
Riftan n’en sembla pas affecté. Il termina de la nettoyer, puis s’occupa rapidement de lui-même. Maxi évita soigneusement son regard, attrapa la couverture et s’enroula dedans comme une coquille.
« Tu t’y habitueras bien assez tôt, » dit-il en riant doucement.
Lorsqu’il eut fini, Riftan se laissa tomber à ses côtés, et Maxi resserra les jambes, alarmée. Imperturbable, il se déplaça au centre du large lit et l’attira contre lui avec une aisance déconcertante. Pressée contre son corps encore humide, elle remua nerveusement.
« R-Riftan… »
« Si tu continues à bouger ainsi, je vais croire que tu n’en as pas eu assez. »
Ce n’était pas une menace en l’air : elle sentit déjà son membre gonfler à nouveau contre son bas-ventre et se figea. Riftan glissa tranquillement un bras sous sa tête, l’attira encore plus près de lui et rabattit la couverture sur leurs deux corps. Il enfouit ses doigts dans ses cheveux et ferma les yeux. Comptait-il dormir à ses côtés, ainsi, nus ?
« R-Riftan… »
« Qu’y a-t-il ? » répondit-il, comme si dormir ensemble dans cette nudité totale allait de soi.
Ne sachant plus où poser les yeux, Maxi ravala ce qu’elle avait voulu dire et souffla simplement d’une petite voix :
« B-Bonne nuit. »
Riftan ne répondit pas. Tandis qu’elle observait les battements réguliers de son pouls dans son cou musclé, Maxi sombra lentement dans le sommeil.
Ce chapitre vous est présenté par la Dragonfly Serenade : Traductrice • Ruyi ⋄ Correctrice • Ruyi
・.ʚ Voilà la fin du chapitre ɞ .・

0 Commentaire